Evelyne Postic

Pour s’évader, rompre avec la routine et les soucis, Evelyne Postic marque le papier compulsivement. D’abord amateur, elle deviendra vite une professionnelle. Son travail est exposé dans les galeries lyonnaises Dettinger-Mayer et Le Cœur au Ventre, à la galerie Polysémie à Marseille, à La Galerie des Nanas au Québec, à la galerie Conil à Tanger, à la Outsider Art Fair à New-York, à Amsterdam, à Bruxelles ou encore à Gênes. Son travail hybride, entre la planche scientifique, le vaudou, le tatouage tribal et la dentelle bretonne a trouvé son souffle et son sens. De la cellule au corps humain, du végétal à l’animal, tout est représenté ensemble, assemblé, relié, juxtaposé dans un même milieu plus ou moins protégé. Et pourtant, le spectacle du vivant a des aspects inquiétants. Incomprise, la machinerie du vivant peut devenir absurde, irréaliste, suspecte. Alors, la bulle du microscope qui enferme toute la création se glace d’effroi ! Mais quand le dessin d’Evelyne Postic devient totem, que le grand sage parvient à se hisser au-dessus du grand métabolisme pour dialoguer enfin avec l’autre invisible, le mystère de la vie, sans se dissiper, s’apprivoise en toute sérénité. (Catherine Conil, Galerie Conil, Tanger, Maroc)

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